Benouville

×FAITS HISTORIQUES

L’opération « Coup de main »
Remorqués depuis l’Angleterre d’où ils ont décollé peu avant 23h00 et décrochés au-dessus de Cabourg, les 6 planeurs Horsa transportant les 120 hommes du major Howard (compagnie D du 2e bataillon de la 6e brigade aéroportée) atterrissent à l’est de l’Orne à 00h16. Howard doit alors déplorer un mort et quelques blessés dans les rangs de sa compagnie.
Si les planeurs 1, 2, 3, 5 et 6 achèvent leur trajectoire selon les plans et avec une grande précision près des ponts de Ranville et de Bénouville, le planeur n° 4 s’égare vers la Dives à 13km de l’objectif, à Périers-en-Auge. C’est le début de l’opération « Coup de main ».
L’assaut du pont de Bénouville est lancé à 00h20. Pour les sentinelles allemandes la surprise est totale. Au cours de l’attaque vers le pont le lieutenant Brotheridge est mortellement touché au cou. Il est probablement le premier soldat britannique tué le Jour J. Quant aux charges explosives censées avoir être placées sur le pont par les Allemands, elles sont retrouvées stockées par la section du lieutenant Smith, sans avoir été utilisées.
A 400 m du pont de Bénouville, le pont tournant de Ranville, laissé sans défense, est pris par les deux autres sections des Ox and Bucks des planeurs 5 et 6. En l’absence du capitaine Priday, l’adjoint de Howard, qui devait commander l’opération (mais qui se trouve égaré dans le planeur n°4), la prise du pont de Ranville est confiée au peloton du lieutenant Fox renforcé par le peloton du lieutenant Sweeney. Le bilan de l’opération « coup de main », est de 2 tués et 14 blessés. Après avoir lancé le signal convenu de victoire « Ham et Jam », Howard se prépare désormais à accueillir dans le périmètre des deux ponts les renforts des paras du 7e bataillon, qui doivent atterrir à 00 h 50.

La jonction entre les parachutistes et les commandos de la 1re brigade spéciale Débarqués en plusieurs vagues à Sword Beach, la première brigade de service spécial, sans le n°4 Commando franco-britannique occupé à libérer Ouistreham, traverse le bourg de Colleville avant de bifurquer en direction de Saint-Aubin d’Arquenay. Les champs traversés en direction de Bénouville sont jonchés de planeurs de la 6e Airborne, mais aussi de tireurs embusqués. Parvenus à proximité du pont basculant, la progression s’effectue au son de la cornemuse de Bill Millin, qui a été prié d’annoncer aux parachutistes l’arrivée des commandos. La jonction avec les parachutistes s’effectue aux alentours de midi aux abords du Café de la famille Gondrée, le temps pour le major Howard et Lord Lovat de se congratuler avant que les commandos ne continuent leur marche en avant, traversant Pegasus Bridge sous les tirs de l’ennemi, s’enfonçant un peu plus dans la tête de pont aéroportée vers Amfreville et Ranville.

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