Bernieres-sur-mer

×FAITS HISTORIQUES

Premières libérations
Sur les plages que les troupes du Génie peinent à désengorger, les pertes de l’infanterie sont lourdes. Mais à force d’énergie et avec l’arrivée de la 2e vague d’assaut les lignes sont progressivement enfoncées. A 9h30, Courseulles est partiellement libérée. La résistance du 736e régiment ne faiblissant pas pour autant, la ville ne sera totalement libérée qu’en tout début d’après-midi. Après avoir nettoyé les défenses côtières, le bataillon des Regina Rifles se dirigera ensuite vers Reviers et Fontaine-Henry, libérés dans l’après-midi, puis vers le Fresne-Camilly.
A 10h00, Bernières est libérée par les Queens’s Own Rifles qui ont reçu les renforts des troupes francophones du régiment de la Chaudière.
A la mi-journée, tandis que la marée parvenue au plus haut rend la circulation dans la tête de pont particulièrement compliquée, la 9e brigade débarque à son tour à Bernières pour s’élancer aussitôt vers Villons-les-Buissons au nord de Caen. Libéré dans la soirée par les North Nova Scotia Highlanders, Villons marquera la limite de la progression de la 3e division canadienne au soir du 6 juin.
Dans l’après-midi Graye-sur-mer tombe enfin aux mains des Canadiens qui ont réussi à réduire en dépit de lourdes pertes le WN31. Bény-sur-mer et Basly sont libérés au même instant par le régiment de la Chaudière, mais les Allemands restent présents dans la station radar installée à la sortie du village.
De leur côté les soldats du North Shore ont atteint Tailleville où le château abrite le PC du 2e bataillon du 736e régiment d’infanterie allemand. Ils y resteront bloqués jusqu’à l’arrivée des blindés du Fort Garry Horse leur permettant de s’emparer de la position en fin de journée.