Saint-Laurent-sur-Mer

×FAITS HISTORIQUES

Le bourg de Vierville est atteint vers 11h00 et libéré vers midi par des éléments du 116e régiment d’infanterie. Les points d’appui WN 65 et WN 64 sont neutralisés vers 12h00, permettant désormais l’accès à la sortie de plage vers la vallée du Ruquet. La partie ouest de Colleville est investie au même moment par les GI’s qui y livrent de sérieux combats face à la 352e division pour contrôler une partie du bourg. La libération totale du village n’interviendra que le lendemain matin. Saint-Laurent enfin est investi dans le milieu de l’après-midi par les bataillons du 115e régiment arrivés en renfort dans la journée. Le village ne sera lui aussi libéré que le lendemain.

Innovation majeure et coup de génie des Britanniques réalisés dans le cadre d’Overlord, deux ports artificiels sont mis en place au large des côtes de Normandie dès le lendemain du Débarquement. Devant les plages de Saint-Laurent-sur-mer, les premières structures du port artificiel, le Mulberry A, sont installées dans la matinée. Elles sont constituées principalement par des caissons Phoenix, des caissons en béton de 1500 à 7000 tonnes destinés à former un solide barrage devant protéger le port de la houle. A l’abri de cette digue artificielle complétée par de vieux bâtiments coulés, seront mise en place dans un délai ne devant pas excéder trois semaines, des jetées et des quais flottants permettant l’acheminement des hommes et du matériel jusque sur le rivage. Un second port artificiel, le Mulberry B, est mis en place de la même manière devant Arromanches-les-Bains.

Afin d’assurer une couverture aérienne constante de l’opération Overlord au lendemain du 6 juin, les Alliés ont prévu de construire des terrains d’aviation en Normandie. Le premier aérodrome est américain. Il est aménagé sur les hauteurs d’Omaha Beach, sur le plateau de Saint-Laurent-sur-mer par le 834e bataillon de construction du génie de l’air. Les premiers éléments de la piste d’atterrissage d’urgence sont mis en place dès le 7 juin. Si le terrain d’aviation A 21 est opérationnel à 18h00, il faut attendre le 10 juin pour que la piste donne son plein rendement jusqu’à sa fermeture le 25 août 1944. Deux autres pistes d’atterrissage d’urgence sont installées dans le même temps à Asnelles (aérodrome britannique B1) et à Brucheville (aérodrome américain A-16). Au total 81 aérodromes seront construits en Normandie, tant en en secteur américain – sous le commandement de la 9e US Air Force – qu’en secteur anglo-canadien, sous le commandement de la 2e Tactical Air Force.

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